[Test] Baldur's gate 2
La réalisation :
Entièrement réalisé en 2d pré calculé, le jeu peut se vanter de pouvoir traverser les années sans prendre de rides. Je l’ai réinstallé dernièrement sur mon vista et rien à dire, les décors et personnages sont superbes, même 9 ans plus tard. C’est beau mais c’est aussi ultra variés au niveau des lieux à visiter. Les infographistes ont eu une imagination débordante pour retranscrire un monde médiéval unique qui semble crédible. Pas un endroit ne ressemble à un autre c’est consternant quand on connait le nombre gigantesque de lieux à visiter. En extérieur comme en intérieur on est dépaysé comme aucun autres rpg, à par japonais (Final fantasy ), ne savent le faire. Idem pour le bestiaire impressionnant qui se veut à la fois classique avec des dragons, gobelins et autres elfs noirs et innovant comme les Yuan-Ti ou les Wivernes. Je n’ai pas fait le compte mais je ne serais pas étonner d’entendre un chiffre de l’ordre de 200 ou 300 monstres et personnages pour ce jeu. De plus les animations sans être extrêmement poussées, sont très convaincantes. Les effets visuels, les sorts de magie, la pluie, le feu ont eux aussi été réalisé avec soin et permettent de s’immerger complètement dans l’ambiance. Un mot pour les musiques d’ambiances que je qualifierais de : « on à jamais entendu mieux dans un RPG », comme ça c’est dit.

Le cœur du jeu :
Mais en vous décrivant tout cela, je ne fais que vous décrire un BON Rpg sans plus. Le cœur de BG 2 cache évidement bien plus que cela. Car bâti comme je l’ai dit sur les règles de dongeon et dragon, BG 2 possède le system de combat le plus passionnant qui m’ai été donné de tester. A tel point que celui-ci donnera naissance à Icewindale un jeu exclusivement basé sur ce system avec une pointe de rpg pour faire passer la pilule. Imaginez, 6 personnages de votre choix, mage, guerrier, voleur, barde, clerc ou autres qui vont devoir conjuguer leur talent pour pouvoir affronter des hordes de monstres extrêmement puissants. Pour s’en sortir vivant, pas de salut, de la ruse, de l’audace, de multiples tentatives sont souvent nécessaire. Chaque combat est un mini jeu en soit. Il n’est pas rare que votre équipe se fasse exterminée par un mage surpuissant, qui lance sur lui des protections, puis arrêt du temps, puis pluie de pierre ou nuage mortel pour vous exterminer. En 30 secondes toutes votre équipe est au tapis avant que vous ayez réagi. A ce moment là, vous recharger votre partie et vous changez de stratégie : Invisibilité sur votre voleur qui va planter le mage dans le dos, puis hâte sur tout vos personnages, puis tous à l’arc contre le mage et en moins de 5 secondes le mage n’a rien pu faire il est mort. Le reste du combat est alors une formalité. Bravo vous avez remporté un combat qui était clairement en votre défaveur. Des centaines de combats comme celui-ci vous attendent, et chaque fois des dizaines de solutions existent pour s’en sortir en fonctions de la classe de vos personnages, de leurs niveaux en magie, de leurs facultés spéciales etc…
Non seulement les combats sont importants mais ils sont extrêmement utiles. D’une part pour réaliser la quête en cours cela va de soit, mais aussi parce que chaque ennemie tué c’est de l’expérience gagné, de l’or sur les cadavres et souvent de belles surprises en terme de sort, objet de quêtes ou encore armes et armures uniques. A ce propos BG 2 est le seul jeu de rôle à ma connaissance qui propose une description complète de tous les objets, armes et armures que vous trouverez. Identifier un objet devient alors exaltant, car souvent l’objet est remarquablement décrit avec son historique et vous pourrez apprendre que l’épée que vous possédez à permis de tuer toute une région barbare et à été ensuite cachée pendant des années pour tel ou tel raison. Rien de mieux pour plonger dans l’ambiance. Dans le même état d’esprit de nombreux livres sont à lire pour découvrir de fabuleuses histoires sur des héros ou les régions de BG 2. A ce propos même la rédaction des quêtes dans votre livre de quêtes est magnifiquement rédigé contrairement à ce qu’on peu voir de nos jours. Vous lierez ce genre de récit : « j’ai accepté d’aider le mage POPOL de la tour de durlag pour retrouver son fils. Au dernière nouvelle il jouait dans l’allée du cimetière » Puis lorsque vous vous serez rendu au cimetière pour enquêter cette même quête va se prolongé logiquement du genre : « Une fois arrivé au cimetière, un groupe d’orc m’a attaqué. Sur l’un d’eux j’ai retrouvé un message d’un certain Ulrik demandant d’enlever l’enfant et de l’amener dans les grottes de la colline d’Ulmar. Je dois continuer mon enquête là-bas… ». Ainsi chaque mission est parfaitement rédigé, vous donnant les noms des lieux, des protagonistes, des infos sur l’enquête en cours. Et ce n’est pas du luxe car chaque quête est un chef d’œuvre d’ingéniosité de la part des développeurs. De véritables petites histoires complexes et souvent TRES longue à résoudre. On est loin des petites quêtes simples de collecte. Elles sont bien souvent passionnantes à suivre du début jusqu’au dénouement ou vous aurez souvent des choix cruciaux à faire. L’exploration est aussi une phase essentielle. Les souterrains, dongeons ou autre maisons recèlent bien des dangers. Ainsi votre voleur devra détecter, les pièges pour les désamorcer, découvrir les passages secrets ou les coffres cachés et cela dans chaque pièces si vous ne voulez pas passer à côté d’un objet ultime ou d’un petit magot. Comme chaque pièce est souvent truffée d’adversaires coriaces, il ne faut pas s’étonner si vous ressortez de la tour de Durlag une semaine temps réel après y être entré. Et cela vaut pour la plupart des dongeons assez imposants, comme des égouts, des chateaux etc..
La durée de vie du jeu est monstrueuse car avec le system d’expérience ne comptez pas exploser des adversaires de haut niveau si vous-même n’êtes pas à la hauteur. Le mieux est de partir, de vous améliorer, d’apprendre des compétences et autres sort avant de revenir chatouiller des mages de niveaux 9 ou des beholders. Enfin le replay value est fabuleux, puisque suivant les personnages que vous choisissez, leur races ou classes, des quêtes s’ajoutent ou changent totalement. Impossible de voir 100 % du jeu en une seule fois, et impossible de s’ennuyer en le refaisant une seconde fois tellement l’aventure est dense et différente si vous opter pour une équipe radicalement opposée à la première fois. De plus l’extension throne of bhaal rajoute facilement une trentaine d’heure de jeu, des nouvelles classes, et une foultitude d’armes sorts, et objets magiques en tout genre.
Bref incontestablement pour moi le jeu du siècle en attendant Dragon Age : Origins développé aussi par bioware, qui selon la rumeur est un baldur’s gate killer…. A suivre.
